La démocratie participative est-elle un déni de la démocratie ?


Un principe semble faire consensus au sein de notre société chamboulée : celui de l’attachement à la Démocratie. Wikipédia citant Abraham Lincoln, la définit comme celle d’une organisation politique avec le « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » et précise que le peuple, ou les citoyens, participent aux décisions politiques par le vote.

Notre système trouve donc son équilibre par le fait de pouvoir voter et ainsi confier la direction de certaines missions à des personnes devant œuvrer dans l’intérêt général selon une ligne, un programme, des promesses faites lors de campagnes et débats politiques préalables.

Depuis quelques années fut mis en exergue la notion de démocratie participative qui, en théorie, est un pléonasme. En effet, une démocratie ne peut être que participative par ses débats préalables, ses propositions variées et enfin son vote visant à départager les programmes.

Mais celle-ci a pris une tournure dont on mesure toutes les perversions depuis des années au point de bloquer toute action, projet ou programme de réforme. Il est désormais considéré que la démocratie participative s’exerce surtout après les élections par la rue (quelques milliers de gilets jaunes ruinent des commerces et autres activités touristiques) ou des associations bloquent tout projet ou encore le droit de grève est transformé en droit d’empêcher le travail des autres (généralement dans les transports) …

Cette minorité visible est fortement relayée par l’info en continue et certains tribunaux, disposant ainsi d’une tribune très large. Ses actions reviennent bien souvent dans les faits à… empêcher la mise en œuvre de la démocratie !

Les dernières élections syndicales dans les TPE ont donné le résultat suivant :
26,31% des voix exprimées pour la CGT et 5,44% seulement des salariés ont souhaité participer au scrutin. Ainsi, la CGT dispose-t-elle de 1,41% des salariés qui souhaitent la voir les représenter dans les TPE. Autrement dit, quand un journal comme « Chef d’entreprise » évoque « … la CGT rafle l’élection syndicale dans les TPE … », pouvons-nous nous dire que les verbes sont parfois utilisés à mauvais escient. Or peu lisent plus loin que le titre ?

Une autre lecture serait : « 94,56% (un score dont révéraient certains autocrates) des salariés des TPE ont choisi de ne pas voter pour des organisations syndicales, la confiance envers les « petits patrons » est plébiscitée et la représentativité des syndicats de salariés doit urgemment se poser la question de son efficience constructive au service du bien commun. » Tout est question de point de vue comme souvent.

Chez Gexpertise, comme beaucoup d’autres entreprises, nous pensons que l’intelligence collective est indispensable sans se substituer aux responsabilités. Ainsi chacun a son rôle, son statut et sa mission. L’entreprise fonctionne parce que ses responsabilités et engagements sont assurés par l’intéressé et respectés par ses pairs. Pour assumer au mieux sa mission il en appelle régulièrement à ces derniers afin de s’assurer d’être baigné d’intelligence collective. Nous sommes bien loin de la pratique actuelle de la démocratie participative.