Soyons des colibris


Le soleil joue à cache-cache avec les vacanciers et les climatosceptiques profitent du temps que nous subissons depuis trois mois pour se moquer du réchauffement climatique. Certes nous ne pouvons franchement pas cataloguer ce début d’été caniculaire contrairement aux prévisions printanières de Météo France. Gageons que leurs nouveaux serveurs surpuissants permettront d’affiner une science d’une complexité inouïe.

Pour autant, la réalité est là. Elle nous cause des maux de tête tous les jours et angoisse légitimement celles et ceux qui développent une véritable conscience planétaire : « ça ne va pas dans le bon sens ! »

N’ayant, je le conçois, pas fait avancer le débat avec ce bilan désormais très partagé, force est de constater notre faible influence face à ce défi mondial. Notre contribution respective est aujourd’hui une préoccupation majeure. Comment être le colibri de Pierre Rabbi : dynamique, tenace, qui, avec peu de moyens, peut s’enorgueillir et dire : « Ce que je peux faire, je le fais ».

Dans une industrie qui représente la plus grosse émission de gaz à effet de serre des métropoles, l’enjeu n’est peut-être pas si dérisoire.

Pour cela, le législateur a imaginé de nouvelles règles, contraintes, propositions, incitations…

La conscience des investisseurs se fait plus mature, les critères ESG, ISR, … la quête aux labels, sont autant de raisons de mener les actions vertueuses qui s’imposent.

Il y a quelques années, lorsque nous proposions de relever et modéliser les équipements ainsi que les types de matériaux en vue de leur réemploi ou au pire de leur bon recyclage en déchetterie, la réponse était toujours la même : « Trop coûteux, on vire tout et on remplace ». La prise de conscience du potentiel vertueux d’une modélisation ou d’un relevé exhaustif de ce qui est constitutif d’un immeuble est encore mal connu et pourtant essentiel. Pour ceux qui en ont conscience, nos équipes sont prêtes à vous accompagner et sont à votre disposition pour vous conseiller. Le temps est venu de se saisir de ce potentiel !

Concernant le décret tertiaire visant à baisser drastiquement la consommation énergétique des immeubles de plus de 1 000 m² de SDP, deux attitudes me paraissent légitimes :
Afin de prioriser les actions, vous pourriez vous poser la question suivante : « Quels sont les actifs de 1 000 m² SDP dans mon parc ? » Fernand Raynaud disait « Moi mon truc c’est le vélo » chez Gexpertise nous pouvons dire « Nous notre truc, ce sont les surfaces ».

La question suivante serait : « Comment traiter les actifs soumis à cette saine obligation ? » Mesurer, analyser, simuler et corriger, puis à nouveau mesurer après travaux pour analyser ce qui relève des travaux, des comportements, des réglages en vue d’améliorer, le tout dans un joli cercle d’amélioration permanente.

Pour cela il faut donc commencer par mesurer, notamment les consommations et leurs sources là où elles se trouvent : c’est ce que nous faisons avec certains de nos partenaires de notre écosystème MapBooster en géolocalisant ces sources de consommation, donnant ainsi un outil d’aide à la décision redoutable d’efficacité.

Ensuite il faut analyser. Nos équipes de maîtres d’œuvres effectuent les prises d’information des composants du bâtiment leur permettant ainsi de réaliser les études thermiques indispensables à de bonnes préconisations de travaux.

Avec nos partenaires industriels, nous pouvons alors proposer des solutions et en simuler les résultats par des STD (Simulations Thermiques Dynamiques). Enfin, une fois les travaux d’amélioration réalisés, les mêmes systèmes de mesure qu’en début de cycle permettront de constater les consommations et leurs sources, de projeter celles-ci sur nos cartographies et ainsi d’améliorer le processus constamment.

Ces deux exemples le prouvent ; ensemble nous pouvons être des nuées de colibris !