Une épreuve ? Des leçons !


De très nombreux et brillants « posts » et billets tentent d’imaginer ce que seront les bureaux demain. Et si, tout simplement et plus modestement, nous commencions par observer ce que cette période nous a prouvé. L’impérieuse nécessité de disposer d’une capacité de continuité d’activité en toute circonstance fait partie de ces leçons.

A contrario, les exemples illustrant cette incapacité sont nombreux. Dans nos domaines, quatre furent marquants. Trois concernent les services publics et un se décline dans tous les secteurs :

- Disparité et inégalité criante de l’accès à une connexion numérique de qualité sur le territoire
- Arrêt total de toute instruction des permis de construire ou autorisation d’urbanisme
- Arrêt quasi-total des signatures des compromis de vente et des ventes elles-mêmes
- Utilisation de ruban adhésif et de bouts de ficelle pour repenser l’usage de ses locaux

Depuis des décennies maintenant, nous sommes quelques acteurs à œuvrer pour une dématérialisation maximale des services publics. Nous ne pouvons plus justifier de freins liés à la crainte de destruction d’emplois. En effet, outre la facilité et la rapidité du traitement des besoins, l’impact est très positif sur l’environnement et la dématérialisation généralisée contribue à une baisse substantielle des charges publiques. Oh que cela n’est pas politiquement correct !

Alors posons-nous la question : Où est la valeur ?

La valeur réside dans le service rendu par des femmes et des hommes dont l’action nécessite cette humanité (accompagnement, soutien, bienveillance …) dont nous avons tant besoin. Elle n’est pas dans l’accès à une information qui devrait être numérisée et accessible par tous à tout moment.
Comment disposer de plus de soignants si nous entretenons autant d’administratifs, de commissions et comités superposés, d’agents, très engagés mais dont la fonction pourrait être numérisée et accessible H24 ? Renouveler ces emplois n’a aucun sens.
Un service public, à certains égards comme une fonction centrale dans une entreprise, est une fonction partagée dont la vocation est d’apporter un service mutualisé de bonne qualité au juste prix sans interruption d’activité. L’année 2019-2020 est venue bafouer ce principe à nombreuses reprises (transports publics, services de la publicité foncière, agences régionales de santé, …).

Pour avoir plus d’Etat quand nous en avons besoin, il faut moins d’Etat sur tout ce qui n’est pas nécessaire.

Ce choix impose du courage, de la détermination et de la continuité d’actions.
Les outils existent. Tout report ou frein ne saurait être expliqué. Cessons de l’accepter pour notre bien à tous. Et ça marche ! Observons à quelle vitesse les services publics ayant pratiqué cette dématérialisation ont pu s’adapter : le PGE (Prêt Garanti par l’Etat), la Médiation des entreprises, …

Osons poser une analogie avec la connaissance du patrimoine immobilier. Celle-ci doit commencer par… l’immeuble. Les cash-flows sont toujours connus mais restent fragiles et presque virtuels si le fondamental n’est pas appréhendé : l’immeuble. Cela implique de disposer de ses plans, de ses surfaces, d’en connaitre les attributs juridiques, économiques, constructifs, pathologiques. Pour nos amis anglo-saxons, cette évidence est déjà bien affirmée.

L’heure à la prise de conscience

Nous assistons aujourd’hui à une prise de conscience surtout initiée par quelques grands acteurs du logement social. Certaines foncières éclairées se sont également engagées dans cette numérisation de leur patrimoine.
Elles ont perçu les gains conséquents à tirer d’une meilleure gestion et d’arbitrages pertinents, rapides et performants basés sur des données fiables, disponibles et partagées. Quelle tranquillité d’esprit de pouvoir accéder, même en télétravail, en quelques clics à ces données, de pouvoir les partager, de pouvoir les analyser, d’imaginer de nouveaux services, … Quelle valeur ajoutée !

Bien entendu, l’outil (les solutions applicatives) est un vecteur majeur de l’efficience d’une telle connaissance. Mais le cœur, le socle, est constitué de la donnée. De la qualité de sa captation, de son analyse, de sa modélisation, de sa mise à jour, de sa fiabilité et de sa pertinence à répondre aux questions posées ou à venir.

Toute l’offre SwapMap, forme de « start up » de Gexpertise, va dans ce sens. Je vous invite à contacter Stéphanie d’Orio, sa Responsable du développement.

Comme pour les services publics, nous ne pouvons plus retarder la connaissance numérique de notre patrimoine immobilier. Les outils et les compétences sont là, au service de votre performance.

Ensemble soyons agiles et fiables.
Appelez-nous !