Une indispensable politique stable et lisible face aux enjeux énergétiques


A l’heure des incertitudes énergétiques liées à la raréfaction des énergies fossiles, très fortement accélérée par la guerre en Ukraine, plusieurs grands principes nous sautent au visage que je souhaite partager avec vous :

Une politique industrielle nécessite de la constance et s’accommode peu des tergiversations électoralistes bien souvent court-termistes. Cela a tant nui à notre secteur nucléaire alors que nous étions leaders en la matière. Les responsables, toujours donneurs de leçons sur les ondes, ont souvent oublié à quel point ils ont provoqué une décroissance qualitative et quantitative de la France en la matière. Cela est également vrai des investissements de nos entreprises qui s’entendent sur plusieurs années, d’où la nécessité pour l’Etat de repenser la durée de remboursement des PGE (Prêts Garantis par l’Etat) incompatibles avec les marges de beaucoup d’entre-elles et leurs besoins d’investissement sur la même période. Mais cela est aussi vrai sur les dangers de la finance à la milliseconde dont il est bien mal aisé de prouver qu’elle sert l’économie et les hommes et non uniquement la spéculation.

L’immobilier s’inscrit également dans un temps long. Il a besoin d’une grande stabilité réglementaire.

Il n’existe pas d’énergie renouvelable ! L’énergie est nécessaire à la transformation d’un état en un autre. Pour construire des panneaux solaires ou des éoliennes, il faut une quantité d’énergie grise et d’extraction de minerais qu’un bon bilan carbone montre vite du doigt si on prend cet aspect en compte avec honnêteté.

La meilleure énergie reste donc celle que l’on ne consomme pas. Nos amis du secteur du logement social l’ont bien compris avec des campagnes d’isolation de grande ampleur auxquelles il serait bon d’adjoindre des réflexions sur la résilience au chaud et non seulement au froid car traiter l’un en aggravant l’autre est dommage à la vue des sommes engagées et des enjeux en la matière. Notre dernier été nous l’a rappelé brutalement.

Ainsi les impacts attendus de la loi « climat & résilience » pour les copropriétés pourraient être forts si la loi n’avait été dénaturée par le lobbying des grands réseaux de syndics qui pourront être juges et parties en réalisant les PPT (plans Prévisionnels de Travaux) par une de leurs filiales et toucher les honoraires de suivi des dits travaux d’une autre main. Ce principe de confusion des genres n’a JAMAIS montré un impact positif pour le collectif et les clients finaux.

En conclusion, ces sujets peuvent être anxiogènes et traités de manières très variées. Nous considérons, chez Gexpertise, qu’une formidable opportunité s’ouvre à nous tous de faire mieux avec moins. Pour cela, avant de prendre des décisions éclairées, il faut mesurer, connaitre, auditer… Cela tombe bien, c’est notre métier de représenter l’existant et qualifier un actif, quelle que soit sa classe, sur toutes ses composantes : foncières, immobilières, environnementales, constructives.

Nos équipes sont engagées avec conviction à délivrer des études utiles, loin du mass market qui inonde d’appels nos smartphones promettant monts et merveilles. En effet, chaque patrimoine est unique, chaque actif l’est également que ce soit dans sa conception, sa situation géographique, son âge, son utilisation…

Aussi pour éclairer votre stratégie sur votre patrimoine immobilier existant, interrogez-nous. Nous vous garantissons la qualité des études fournies et l’indépendance afin qu’elles répondent aux enjeux d’aujourd’hui (et non plus de demain).